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jeudi 28 avril 2016

Familles parisiennes 6 Enfances




Les mères de famille au square, bas-relief de Louis Sajous, 1933. Beffroi de Montrouge, Hauts de Seine.





Où nous retrouvons les nombreuses décorations évoquant la famille qui individualisent les immeubles et les bâtiments publics des années 1860 à 1940. Autour de ces bas-reliefs parisiens où le thème de l'enfance est souvent présent, nous découvrons les règles de bienséance de la demande en mariage chez les " Gens du Monde ", puis l'attirance de la ville pour la population rurale qui cherche à améliorer son sort en  "montant à Paris ". Une bonne partie d'entre eux viennent grossir les rangs de la pauvreté, aussi les mouvements philanthropiques à l’œuvre dès Louis Philippe, ont l'idée de créer des crèches, des dispensaires, les colonies de vacance... La santé, l'exercice physique, l'hygiène triomphent dans les années 1930. Pour finir nous dénichons quelques nouveaux décors où les oiseaux représentent la famille, avec une palette de nuances entre la cigogne, le coq et la poule, le moineau, selon le choix des constructeurs.

Rappel : pour profiter à plein de nos illustrations et photos, cliquer une fois sur l'image, souvent une seconde fois pour voir plus de détails, puis utiliser la flèche retour arrière de votre navigateur pour revenir au blog.




vendredi 7 mars 2014

Bacchanales d'enfants 5 : Arts, Sciences et Techniques





Amour et enfants musiciens, 12 rue du Cardinal Mercier, IXe ardt.




 Pour notre dernier rendez-vous avec les enfants des bas-reliefs parisiens, nous découvrons leurs mutations ultimes : ils abandonnent leurs traditionnelles références au culte de Bacchus pour se lancer dans la musique, la peinture, la sculpture, l'astronomie, la géographie, la chimie, le commerce, jusqu'à participer à l'essor du chemin de fer. Certains Amours furent même enrôlés dans les rangs des révolutionnaires de 1789. Ayant survécu jusqu'au début du XXe siècle, ils semblent avoir maintenant complétement disparu de nos façades.




vendredi 31 janvier 2014

Bacchanales d'enfants 4 : Jeux et Saisons 2





Jeux d'eau, les enfants s'ébattent dans une rivière ou un étang, ce qui peut symboliser l'été,  29 rue Bayen, XVIIe ardt, 1901.



Où nous retrouvons les Génies, les Esprits et les Amours, parents d’Éros et Cupidon et leurs frères les putti et satyreaux dans leurs aventures sculptées, peintes et gravées. Arrivés à ce quatrième billet, il faut bien avouer leur prolifération au cours des siècles, avec des hauts et des bas, mais sans totale discontinuité. Présents sous la forme d'une nombreuse population dans l'Antiquité, ils subsistent en pointillé au Moyen-Age, font un retour en force à la Renaissance, pour une apogée atteinte au XVIIIe siècle, au prix d'une édulcoration de leur nature initiale. Voici une moisson supplémentaire de bas-reliefs parisiens et banlieusards exposant leurs jeux, occupations, symbolisant les saisons. Et l'on peut penser à tous ces moulages où ils s'ébattent, encore cachés dans les cours et les couloirs des immeubles, répétant des modèles connus ou offrant de nouvelles compositions. La vie des putti au sein des bacchanales d'enfants est omniprésente et sans fin.




vendredi 27 décembre 2013

Bacchanales d'enfants 3 : Jeux et Saisons 1






Ici des amours ailés antiques, proches parents de Cupidon, apportent leur flux amoureux à des putti, enfants aptères, dont l'un (qu'un des amours va couronner de fleurs), semble fasciné par l'affection que se portent deux pigeons, tandis que les 2 autres putti semblent s'éprendre l'un de l'autre, plâtre ou stuc, Hôtel de Luzy, bâti vers 1770, 6 rue Férou, VIe ardt.





Où nous retrouvons les enfants tressant des couronnes de fleurs, chassant le lièvre, piégeant des oiseaux, faisant de la balançoire. Nous traquons dans ces bas-reliefs les lointains échos de leur origine antique. Grâce à un document officiel du Ministère de la Culture et de la Communication nous identifions l'auteur d'un modèle souvent copié, déformé pour les besoins du commerce, à la source de nombreuses variantes et surmoulages.







vendredi 13 décembre 2013

La famille Gennerat






Marie Augustine Virgine Gennerat (1861-1881). Médaillon de Duchoiselle. 5 bd Morland, IVe ardt.

Où, ne parvenant pas à construire un billet, nous proposons des fragments que le flâneur complètera de ses rêveries


vendredi 29 novembre 2013

Bacchanales d'enfants 2 : Chèvres et Boucs parisiens




Une des parties de la fontaine des quatre saisons, 57 rue de Grenelle, VIe ardt, sculptée par Bouchardon vers 1744, sous le règne de Louis XV. Les fêtes religieuses romaines marquaient le temps et c'est à bon droit que cette scène de vendange aux références bachiques représente l'automne.



Où nous retrouvons la gente caprine aux mains des enfants, sur les murs parisiens, et où ces marmots se sont laissés aller à l'abus du jus d'octobre, disputant les grappes de raisin aux bêtes à cornes. Nous rappelons le contexte antique dans lequel ces scènes baignent, et découvrons des bacchanales d'enfants avec chèvre ou bouc... Jusqu'à plus soif !



dimanche 17 novembre 2013

Bacchanales d'enfants 1 : Origines




Bacchanale d'enfants à la chèvre, bas relief en terre cuite, Montrouge, collection particulière, Hauts de Seine. Ici les marmots traient une chèvre et semblent bien préparer du fromage ( à droite en bas) dont ils se délectent ( en haut à gauche ). A moins que ce ne soit du miel , voire du beurre de lait de chèvre? Ils portent des guirlandes et des couronnes de fleurs.




En scrutant les façades des immeubles parisiens nous avons fréquemment observé des bas reliefs, en terre cuite, en plâtre, ou en pierre, représentant des enfants, toujours en bande, ayant l'air de jouer, de faire quelques bêtises, souvent avec des chèvres ou quelques autres animaux. Ce sont ce qu'il est coutume d'appeler des Bacchanales d'enfants, nous allons voir pourquoi, en nous penchant sur leur origine.


samedi 5 octobre 2013

Familles parisiennes 5




Bas relief en terre cuite émaillée par Léon Ernest Drivier décorant l'entrée de la fondation Rothschild, 1907, 117 rue de Belleville, XIXe ardt.




Au tournant du XXe siècle la conception de la famille se transforme petit à petit et certains cherchent à rapprocher le progrès social et scientifique, qui va s'affirmant, avec la vision traditionnelle du foyer.
Est-que les immeubles construits à Paris par la fondation Rothschild sont une amélioration par rapport au familistère de Jean-Baptiste Godin à Guise ? Bien que n'étant pas de même nature, ils ont une aspiration commune à réduire la paupérisation de la classe ouvrière. Les marieurs et les marieuses sont concurrencés par les petites annonces. Mr Piffault est moderne mais pas jusqu'à concevoir que la femme abandonne la confection du pot au feu. Enfin les livrets de famille modèle 1923 délivrent des conseils détaillés sur les soins à apporter au nouveau né durant ses premiers mois afin de lutter contre la mortalité infantile.



vendredi 12 juillet 2013

Enfantillages bureaucratiques





Monument à Louis Ratisbonne (détail). Sculpteur : Émile Soldi. Jardin du Luxembourg, VIe ardt.



Où Louis Ratisbonne, Leconte de Lisle et Anatole France révèlent leur face courtelinesque et où Louis Ratisbonne signe "Trim"

vendredi 22 février 2013

Vacheries




Tête de vache en fonte de fer sur le portail d'une ancienne vacherie. Cour du 15, rue de la Présentation, XIe ardt.


Où l'on énumère les différentes manières de filouter le buveur de lait, où l'on déplore les tristes conditions de vie des vaches et des enfants du peuple, où l'hygiène s'impose difficilement, et où la crémière est jolie, fraîche et honnête, lorsqu'elle est en céramique... 

vendredi 8 février 2013

Jeune page Industriel





Jeune page par Mathurin Moreau, Candélabre, Fonderies du Val d'Osne, 1874, cour du 83 rue Daguerre, XIV ardt.


Alors que nous découvrons la plupart de nos sujets en usant nos semelles dans les rues, c'est grâce au cinéma que nous avons remarqué ce " Jeune Page ", présent comme figurant dans l'excellent film d'Agnès Varda, " Daguerréotypes ". En visionnant attentivement cette œuvre on pouvait déduire l'adresse exacte où trouver cette sculpture de fonte métallique. La matière dans laquelle cette statue semblait faite nous a amené très vite a en découvrir l'auteur, Mathurin Moreau, déjà rencontré dans  " Postérité d'Antinoüs ". Il ne restait plus qu'à aller sur place pour vérifier si le jeune page n'avait pas quitté la cour ! Son service semblait bien être de porter la lumière, puisque il s'agit plutôt du modèle candélabre.
Et donc où l'on se penche sur " l'Art Industriel " et la question principale qu'il soulève : Est-t-il plutôt de l'Art ou plutôt de l'Industrie ?




samedi 24 mars 2012

Postérité d'Antinoüs





Auteur inconnu actuellement, XIXe siècle, cour du 22 rue Dussoubs, IIe ardt
Mise à jour du 24 décembre 2012 : Il s'agit d'une décoration de fontaine créée par MATHURIN MOREAU ( 1822-1912 ) pour les fonderie du Val D'Osne, vers 1860.





Comment cette statue d'enfant égyptien porteur d'eau, rencontrée dans une cour parisienne, nous fait remonter jusqu'aux amours gréco-romaines de l'empereur Hadrien et d'Antinoüs.


vendredi 4 novembre 2011

Familles parisiennes 3






247 rue de Vaugirard, XVe ardt



Où l'iconographie des familles parisienne se complète sans prétendre être exhaustive tandis que l'on apprend comment la place de la femme dans l'assurance mutuelle ne coule pas de source. L'on remarque que les oiseaux font figure de famille parfaite, tandis qu'une vision morale de l'éducation exempte de religion peut exister. Enfin l'on découvre une bataille radiophonique et politique en 1937 et un grand monument aux Mères Françaises.

samedi 8 octobre 2011

Familles parisiennes 2



P Seguin sculpteur, 1904, LP Marquet architecte, 4 avenue des Gobelins, Ve ardt


Où l'on apprend quelle est la bonne éducation des enfants dans la bonne société de la fin du XIXe siècle, par exemple le danger de les laisser entièrement entre les mains des bonnes. Enfin on envisage une forme de famille sans parents.

dimanche 11 septembre 2011

Familles parisiennes 1


Bas relief  Fontaine de la Charité, 46 rue de Sévigné, IIIe ardt, Sculpté par Fortin, 1806
Où l'on découvre que la Révolution Française n'est pas fertile que de nouvelles lois et décrets, qu'un philosophe catholique définit la famille comme pierre angulaire de la société, invitant ainsi les bâtisseurs du XIXème siècle à s'appuyer sur elle pour fournir le thème à de nombreuses décorations apposées sur les constructions parisiennes. Enfin on apprend comment doit se conduire une jeune fille de milieu modeste, conseils donnés par la bonne société.