dimanche 18 septembre 2016

Vitraux de Guerre 6





Chapelle Saint Yves, le maitre-autel signé Richard Desvallières, les vitraux exécutés par Marguerite Huré, sur les cartons de George Devallières, au 11-13 rue Saint Yves, XIVe ardt. Les croix semblent plantées à la hâte sur une terre labourée par les bombardements et les tranchées. On peut penser que la figuration des barbelés est une rime volontaire avec la couronne d'épine du Christ, les cocardes, elles, étant une sorte de sacré-cœur, représenté sur un vitrail de la chapelle.







Où nous découvrons la Chapelle Saint Yves, décorée de vitraux et d'une grande peinture murale, commémorant la guerre 14-18, œuvres signées par George Desvallières. Cette  chapelle est bâtie au sein d'un groupe d'habitations sociales, créé sous l'impulsion de l'Abbé Keller, ensemble de logements appelé "Cité du Souvenir ", dédié à la mémoire de ce terrible conflit. Pour accompagner les images de la chapelle, deux textes extraits de " La ferveur du souvenir " de Maurice Genevoix, témoignent de l'horreur vécue par les soldats sur le front des Éparges en 1915.

Billet donc sous le signe du souvenir, où, comme déjà observé dans nos chapitres précédents sur le même sujet, le patriotisme fait bon ménage avec le catholicisme






mardi 5 juillet 2016

Les eaux de Paris. 2 : avant Haussmann




Fontaine d'applique dans une cour. Modèle des fonderies du Val d'Osne, 2ème moitié du XIXe s. IXe ardt.
Seuls les propriétaires avaient la possibilité de souscrire un abonnement. Dans un premier temps, le seul
point d'eau était dans la cour de l'immeuble. Les fontaines qui subsistent et qui datent de la seconde moitié
du XIXe siècle ne servaient sans doute qu'à nettoyer la cour.




Où l'on détourne les eaux de l'Ourcq pour étancher la soif grandissante de Paris, où l'on peut enfin nettoyer les rues encombrées d'immondices et curer les égouts envasés, où le Préfet Rambuteau installe partout des bornes-fontaines, et où l'on estime satisfait du travail accompli sans songer à amener une eau saine et abondante dans tous les domiciles.

jeudi 28 avril 2016

Familles parisiennes 6 Enfances




Les mères de famille au square, bas-relief de Louis Sajous, 1933. Beffroi de Montrouge, Hauts de Seine.





Où nous retrouvons les nombreuses décorations évoquant la famille qui individualisent les immeubles et les bâtiments publics des années 1860 à 1940. Autour de ces bas-reliefs parisiens où le thème de l'enfance est souvent présent, nous découvrons les règles de bienséance de la demande en mariage chez les " Gens du Monde ", puis l'attirance de la ville pour la population rurale qui cherche à améliorer son sort en  "montant à Paris ". Une bonne partie d'entre eux viennent grossir les rangs de la pauvreté, aussi les mouvements philanthropiques à l’œuvre dès Louis Philippe, ont l'idée de créer des crèches, des dispensaires, les colonies de vacance... La santé, l'exercice physique, l'hygiène triomphent dans les années 1930. Pour finir nous dénichons quelques nouveaux décors où les oiseaux représentent la famille, avec une palette de nuances entre la cigogne, le coq et la poule, le moineau, selon le choix des constructeurs.

Rappel : pour profiter à plein de nos illustrations et photos, cliquer une fois sur l'image, souvent une seconde fois pour voir plus de détails, puis utiliser la flèche retour arrière de votre navigateur pour revenir au blog.




lundi 11 avril 2016

Les eaux de Paris. 1 : Le temps des pompes





Décoration d'une fontaine privée. Passage Reilhac, Xe ardt.



Où, dressant un état des lieux de l'alimentation en eau au tout début du XIXe siècle, nous apprenons qu'on préférait l'eau de Seine à l'eau de source, mais qu'on la filtrait ; où nous voyons les premières machines emmagasiner le précieux liquide en hauteur afin de déployer à travers la ville un réseau de canalisations complet, capable d'atteindre jusqu'aux étages des immeubles ; où nous constatons enfin, qu'arrivé trop tôt, le progrès intéresse peu de monde.

jeudi 24 décembre 2015

Aux portes du vieux Paris : Heurtoirs




Heurtoir ou marteau de porte et serrure, 5 rue le Regrattier, IVe ardt. Vraisemblablement contemporain du lotissement de l'Ile Saint Louis, donc du XVIIe siècle.





Pour ce 100e billet de Paris Myope, nous avons voulu rendre hommage aux habiles artisans qui ont imaginé et produit les nombreux Heurtoirs, ou Marteaux de Porte, que l'on rencontre si souvent dans les rues un peu anciennes, apportant cette fantaisie, cet imaginaire, qui manque si cruellement à notre décor contemporain. Cette production spécifique faisait partie, nous allons le voir, du vaste métier de la Serrurerie, trustant alors une grosse partie du travail sur le fer, discipline maintenant limitée aux seules portes et à leurs serrures. Bien entendu, au XIXe siècle, cet artisanat est devenu industriel. Les fondeurs ont copié ou pastiché de nombreux modèles anciens, qu'on retrouve encore en multiples exemplaires. Pour accompagner ces heurtoirs nous mentionnons aussi quelques poignées, quelquefois dites de tirage, car permettant de mouvoir le vantail d'une porte, fonction que pouvait aussi avoir l'anneau d'un heurtoir.


vendredi 26 juin 2015

L'apis voleuse



23, Boulevard Bonne Nouvelle, IIe ardt. Symbole du travail et de l'industrie la ruche figure fréquemment sur les façades du XIXe siècle.





Où l'abeille, symbole du labeur et de l'industrie, se révèle immorale et chapardeuse

lundi 13 avril 2015

Vitraux de Guerre 5





Albert Abraham Joseph Mordo, lieutenant au 62e Régiment d'Infanterie, " tué à l'ennemi le 26 septembre 1915 ", vitrail du caveau familial, cimetière du Père-Lachaise, XXe ardt.






Avec ce cinquième billet autour des vitraux commémorant la première guerre mondiale et ses combattants, nous nous éloignons des rapports étroits entretenus entre le catholicisme et le patriotisme, pour évoquer les liens que la publicité d'alors n'a pas hésité à tisser avec la terrible situation des soldats engagés sur le front, à toutes fins de profit.
Puis nous découvrons la singulière histoire de François Waterlot, survivant à son exécution pour l'exemple, à travers le récit qu'il en fait à ses proches.