jeudi 18 novembre 2021

SOYONS SPORTS

 

 

 

Bas-relief multi sports, Institut d’éducation physique de l’Université de Paris, 1 rue Lacretelle, Paris XVe ardt, 1937.On peut retrouver présents dans ce billet : la Boxe, le Rugby, le Tennis, et aussi en plus, le football, l'escrime. Les cordes à sauter et l'extenseur de musculation peuvent servir à l'entrainement de plusieurs disciplines.

 

Au début du XXe siècle le Sport et ses multiples disciplines se démocratisent petit à petit, pour devenir dans les années 30 une valeur collective, portée avec succès par le Front Populaire. On y voit le triomphe de l'effort et de l'adresse, une hygiène naturelle, une source de joie de vivre et un moyen d'entretenir des rapports harmonieux avec ses semblables. C'est aussi «  l'esprit sain dans un corps sain » de l'antiquité retrouvé . Aussi il n'est pas surprenant que LES sports deviennent un sujet courant de décoration, de programme social et de but à poursuivre, comme thèmes des bas reliefs commandés par une commune, ou pour un groupe d'Habitations Bon Marché, les premiers HLM .

Où nous retrouvons ces bas-reliefs parisiens ou banlieusards, se voulant populaires, dynamiques, audacieux, porteurs d'une foi en la vie qui passe par le corps et le plaisir de sentir son existence en mouvement, établissant presque un nouveau culte.

Les textes qui accompagnent ces bas-reliefs sont un peu plus anciens, 1905 et 1910. Ils définissent chaque sport et nous apprennent par exemple que le Football pouvait être dénommé «  l'Association » et le Rugby «  Le Football-Rugby ». L'on y trouve aussi la recette pour se fabriquer un cours de Tennis en terre battue.


(Les photos anciennes noir et blanc sont extraites de " Les sports modernes illustrés  " dont le lien vers chaque sport présenté est à la fin du texte. Les quelques dessins sont eux tirés de " Le Livre des sports athlétiques et des jeux de plein air " ayant aussi quelques liens en fin de certains des textes).



mercredi 3 juin 2020

Les saturnins




Peintre. Sculpture d'Albert Cruchet. Ancien magasin d'exposition de l'entreprise de peinture et décoration Allioli. 1903. Cour du 414, rue Saint-Honoré, VIIIe ardt.



Où nous découvrons les terribles méfaits de la céruse, dérivé du plomb utilisé en peinture, constatons qu'il fallut attendre plus d'un siècle avant son interdiction effective, déplorons les procédés dilatoires de patrons âpres au gain et rendons hommage à Jean Leclaire et Abel Craissac

vendredi 3 avril 2020

Les malheurs de la Gare Saint-Lazare

"La conférence". 1897. Haut relief en plâtre d'Alfred Boucher destiné au Monument Flachat situé 5, rue Verniquet, XVIIe ardt. Musée Camille Claudel (ex Musée Alfred Boucher), Nogent-sur-Seine, Aube. Eugène Flachat est assis, Émile Pereire s'appuie au dossier de sa chaise, l'homme aux lunettes est Jules Petiet, l'homme debout au centre pourrait être Auguste Perdonnet, les autres personnages sont difficilement identifiables. Le titre laisse supposer qu'il s'agit de la "Conférence des chemins de fer" créée par Flachat en 1844, mais je penche plutôt pour la création de la Société des Ingénieurs civils de France en 1848.


Où nous constatons que les éventuels riverains n’accueillent pas les gares les bras ouverts et que les mariniers ruinés et les paysans expropriés par les premiers chemins de fer n'apprécient guère le progrès

samedi 16 mars 2019

Plaques de rues gravées




Rue de Turenne angle rue de Jarente, cette rue était aussi appelée rue de l'Égout-Sainte-Catherine, pour la différencier d'une autre rue de l’Égout, la rue de l'Égout-Saint-Germain dans le VIe ardt actuel, disparue au XIXe siècle. A remarquer le creux de la gravure de la plaque rempli avec un enduit, et les traces de peinture du fond et des lettres. Comme nous allons le voir plus bas le n°15 précise que cette rue faisait partie du quartier Saint Antoine.

Pour ce 110e billet de Paris Myope nous visitons les plaques de rues parisiennes gravées dans la pierre au XVIIIe siècle, portant le nom de la voie, semblable ou différent de l'actuel, nom souvent accompagné d'un numéro. 




jeudi 13 septembre 2018

Les eaux de Paris. 5 : Halte au gaspillage !




L'eau arrive dans les étages. Loge du concierge d'une cité-jardin de Suresnes, 12 avenue Alexandre Maistrasse, Hauts-de-Seine. 1932


Où, après un siècle de travaux, l'eau arrive enfin dans les étages, et où, après avoir tant incité à sa consommation, l'administration peine à la fournir en quantité suffisante

vendredi 29 décembre 2017

Vitraux de Guerre 7







La guerre est finie. Une mère avec son grand fils et son enfant en bas âge sont devant la tombe du mari et du père, disparu durant le conflit de 1914-1918. Il faudra faire sans lui. Détail d'un grand vitrail de Charles Champigneulle, escalier d'honneur de la mairie du Kremlin- Bicêtre,  Val-de-Marne, 1920.



Dans ce septième chapitre consacré aux vitraux commémoratifs de la terrible guerre 1914-1918, nous découvrons une verrière signée Charles Champigneulle, qui pour une fois n'est pas située dans une église, mais dans une mairie. Aussi dans ce vitrail l'accent n'est-il pas mis sur l’héroïsme du sacrifice des soldats, comparé généralement au sacrifice du Christ dans les réalisations présentes au sein des lieux de culte catholiques, mais sur le retour à la paix du pays, et sur les graves conséquences terrestres de ce conflit. Il semble que cette inspiration différente vienne de l'équipe municipale qui a commandé cette fenêtre dès 1919, imprégnée par la pensée de Jean Jaurès. C'est donc un vitrail commémoratif laïc, presque pacifiste.

Ensuite nous visitons d'autres verrières qui reprennent l'expression du patriotisme et du sacrifice christique des soldats, rencontrées dans des églises parisiennes. Et nous nous souvenons grâce à un extrait du livre de Gabriel Chevallier " La Peur ", que ce sacrifice n'a pas été forcément le fruit de la volonté des français mobilisés dans cette guerre.



vendredi 16 juin 2017

Candidats excentriques et députés déments





Paraphrasant la célèbre préface du Parapluie de l'escouade d'Alphonse Allais, compère du Captain Cap,
nous précisons qu'il ne sera pas question dans ce billet du moindre Captain et que la question si
importante du Cap n'y sera pas abordée. De même, nous laisserons de côté les lopettes et antilopes
et autres candidats fantaisistes célébrissimes. Affiche de 1893.




Timbrés, excentriques, fantaisistes, gais, farfelus, originaux, fumistes, depuis que le suffrage universel ou prétendu tel existe, les qualificatifs n'ont pas manqués pour désigner les candidats vraiment hors du système. 
Voici une modeste brochette de déments, d'illuminés ou de précurseurs (c'est assez souvent la même chose) qui ont exercé ou tenté d'exercer leurs talents à Paris.
Et, hier comme aujourd'hui, certains ont même été élus !