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samedi 13 septembre 2014

Cinq sens en quête d'auteur





 " L'Odorat ", (pour certains " Flore "à cause de la fleur que cette femme tient dans la main droite), Hôtel de Salm, 1 rue de Solférino, VIIe ardt. Pour ce qui est du sujet, aucun doute, nous le verrons plus bas. Nous commençons par ce thème car c'est le seul qui est illustré par deux compositions bien différentes, sans qu'on sache laquelle des deux a été créée initialement pour cette série.




Où ayant découvert une série de bas-relief reproduits à plusieurs endroits dans Paris, nous nous mettons en quête de leur signification et de leur auteur. Pour donner un sens à ces compositions la tâche fut aisée puisque on pouvait en donner un, bien distinct, à chaque représentation. Il s'agissait en effet d'une évocation des cinq facultés sensorielles classiques, La Vue, l'Ouïe, le Goût, l'Odorat et le Toucher.
Mais quant à trouver un auteur certain à ces moulages nous n'avons pour l'instant rien de solide sur quoi nous appuyer pour le connaitre. Nous mentionnons seulement une attribution au moins deux fois rencontrée pendant nos recherches. Si nous arrivions à identifier l'auteur de ces œuvres du XVIIIe siècle, il ne resterait plus qu'à compléter ce billet. 


vendredi 7 mars 2014

Bacchanales d'enfants 5 : Arts, Sciences et Techniques





Amour et enfants musiciens, 12 rue du Cardinal Mercier, IXe ardt.




 Pour notre dernier rendez-vous avec les enfants des bas-reliefs parisiens, nous découvrons leurs mutations ultimes : ils abandonnent leurs traditionnelles références au culte de Bacchus pour se lancer dans la musique, la peinture, la sculpture, l'astronomie, la géographie, la chimie, le commerce, jusqu'à participer à l'essor du chemin de fer. Certains Amours furent même enrôlés dans les rangs des révolutionnaires de 1789. Ayant survécu jusqu'au début du XXe siècle, ils semblent avoir maintenant complétement disparu de nos façades.




vendredi 31 janvier 2014

Bacchanales d'enfants 4 : Jeux et Saisons 2





Jeux d'eau, les enfants s'ébattent dans une rivière ou un étang, ce qui peut symboliser l'été,  29 rue Bayen, XVIIe ardt, 1901.



Où nous retrouvons les Génies, les Esprits et les Amours, parents d’Éros et Cupidon et leurs frères les putti et satyreaux dans leurs aventures sculptées, peintes et gravées. Arrivés à ce quatrième billet, il faut bien avouer leur prolifération au cours des siècles, avec des hauts et des bas, mais sans totale discontinuité. Présents sous la forme d'une nombreuse population dans l'Antiquité, ils subsistent en pointillé au Moyen-Age, font un retour en force à la Renaissance, pour une apogée atteinte au XVIIIe siècle, au prix d'une édulcoration de leur nature initiale. Voici une moisson supplémentaire de bas-reliefs parisiens et banlieusards exposant leurs jeux, occupations, symbolisant les saisons. Et l'on peut penser à tous ces moulages où ils s'ébattent, encore cachés dans les cours et les couloirs des immeubles, répétant des modèles connus ou offrant de nouvelles compositions. La vie des putti au sein des bacchanales d'enfants est omniprésente et sans fin.




vendredi 27 décembre 2013

Bacchanales d'enfants 3 : Jeux et Saisons 1






Ici des amours ailés antiques, proches parents de Cupidon, apportent leur flux amoureux à des putti, enfants aptères, dont l'un (qu'un des amours va couronner de fleurs), semble fasciné par l'affection que se portent deux pigeons, tandis que les 2 autres putti semblent s'éprendre l'un de l'autre, plâtre ou stuc, Hôtel de Luzy, bâti vers 1770, 6 rue Férou, VIe ardt.





Où nous retrouvons les enfants tressant des couronnes de fleurs, chassant le lièvre, piégeant des oiseaux, faisant de la balançoire. Nous traquons dans ces bas-reliefs les lointains échos de leur origine antique. Grâce à un document officiel du Ministère de la Culture et de la Communication nous identifions l'auteur d'un modèle souvent copié, déformé pour les besoins du commerce, à la source de nombreuses variantes et surmoulages.







vendredi 29 novembre 2013

Bacchanales d'enfants 2 : Chèvres et Boucs parisiens




Une des parties de la fontaine des quatre saisons, 57 rue de Grenelle, VIe ardt, sculptée par Bouchardon vers 1744, sous le règne de Louis XV. Les fêtes religieuses romaines marquaient le temps et c'est à bon droit que cette scène de vendange aux références bachiques représente l'automne.



Où nous retrouvons la gente caprine aux mains des enfants, sur les murs parisiens, et où ces marmots se sont laissés aller à l'abus du jus d'octobre, disputant les grappes de raisin aux bêtes à cornes. Nous rappelons le contexte antique dans lequel ces scènes baignent, et découvrons des bacchanales d'enfants avec chèvre ou bouc... Jusqu'à plus soif !



vendredi 26 avril 2013

D'après la bosse




Buste de Socrate(?), moulage d'après l'antique. Entrée de l'École spéciale et municipale de dessin
pour les jeunes personnes. 58, rue Notre Dame de Lorette, IXe ardt.

Où nous nous intéressons à une maison de la Nouvelle Athènes, non parce qu'elle a abrité l'atelier d'Eugène Delacroix, puis celui d'Élie Delaunay, mais parce qu'y était installé, vers 1860, une école de dessin pour jeunes filles dirigée par Mlle Hautier (1822-1909), élève d'Eugène Isabey. Où l'on disserte sur la triste nécessité du travail des femmes, où l'on plaide pour un véritable enseignement professionnel et où l'on défend avec vigueur le dessin d'après la bosse...

vendredi 25 janvier 2013

Droit de copie





Bacchus, plâtre. Env. 1815. Cour de l'Hôtel Titon. 58 rue du Faubourg Poissonnière, IXe ardt.


 Où les citoyens mouleurs, oubliés dans la loi protégeant le droit d'auteur, s'émeuvent des copies infâmes des surmouleurs, véritables corsaires habitués à vivre de proie et de butin...

vendredi 28 décembre 2012

Antiquités parisiennes





Tête de femme coiffée d'un bonnet phrygien. Immeuble construit pendant la Révolution ou le Directoire. 46, rue Jacob, VIe ardt.



Où nous assistons à l'entrée à Paris, le 9 thermidor an VI (27 juillet 1798), des monuments des arts conquis par le traité de Tolentino, où les chefs-d'oeuvre de l'Antiquité retrouvent enfin "leur véritable métropole", la capitale républicaine étant seule digne de les accueillir.

vendredi 27 juillet 2012

Le Musée hors les murs. 4 : Le sarcophage des muses, premier fragment





Socrate (à gauche) et Homère ou Hésiode (à droite), bas relief de plâtre. Bureaux d'Ivanohé Rambosson (1872-1943)
et son épouse Adèle Gonyn de Lurieux (alias Renée Maubel) (1864-1944), 6 rue de l'Armée d'Orient, XVIIIe ardt.

Où, de deux personnages éminents, il ne reste rien pour nous intriguer que deux moulages

mardi 26 juillet 2011

Cavaliers et Cavalières Antiques

1 : Cavaliers.


Moulage de cavaliers de la frise du Parthénon, 12 Villa Saint Jacques, XIVe ardt



Parfois il arrive de rencontrer sur les murs parisiens ou ceux de proche banlieue, des théories de cavaliers figées dans le plâtre, plus rarement des cavalières combattantes...
Paris Myope a enquêté.